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Groupe Gorgé: les industries de haute technologie chevillées au corps

Groupe Gorgé: les industries de haute technologie chevillées au corps

  • Positionné dans trois secteurs dans le domaine des industries de haute technologie, l’industriel français Groupe Gorgé poursuit son chemin dans des secteurs exigeants. Ses performances ont particulièrement marqué un bond en 2019 où il a enregistré un résultat net de 20,9 millions d’euros, contre une perte de 1,9 million en 2018.
  • Le groupe doit maintenant parvenir à pérenniser ses résultats et à accélérer sa croissance.
  • En 2019, ce sont 5,8% du chiffre d’affaires de l’entreprise qui ont été investis dans la R&D, dans un groupe où chaque pôle a ses propres défis.
  • Son plus important marché concerne la robotique et plus particulièrement à destination du marché de la défense avec des produits comme des drones aériens, terrestres et maritimes. Un marché sur lequel Groupe Gorgé se retrouve notamment face à Thales.
  • Deuxième domaine en termes de chiffre d’affaires: le pôle protection des installations à risques. Il s’agit par exemple de systèmes de protection pour protéger des sites industriels comme des portes, des cloisons ou encore des systèmes de protection anti-intrusion. Il est 5e acteur mondial sur le segment de la protection incendie. Comment se fait l’innovation dans ce domaine?
  • Actuellement, son plus petit chiffre d’affaires est représenté par sa filiale dédiée à l’impression 3D comme moyen de production industriel. Mais c’est aussi celle qui représente le mieux la stratégie de Groupe Gorgé dans les niches de haute technologie: repérer un marché prometteur et prendre le temps de construire un modèle économique viable. Est-il en train de réussir son pari?

Environnements parfois incertains et complexes, nécessité d’innovation constante, marchés internationaux et hautement compétitifs, malgré ces paramètres non négligeables le Français Groupe Gorgé poursuit son chemin dans le domaine des industries de haute technologie. Positionné sur trois marchés, les systèmes intelligents de sûreté, la protection des installations à risques et l’impression 3D, l’industriel propose de nombreuses innovations comme des robots sous-marins ou des solutions de fabrication additive pour le secteur médical.

Sur le plan financier, le groupe a enregistré ses meilleures performances en 2019 avec un chiffre d’affaires de 274,6 millions d’euros en hausse de 10,8% à données comparables. Le résultat net part du groupe a atteint 20,9 millions d’euros, contre une perte de 1,9 million en 2018.

L’année dernière, le groupe a pu compter sur la cession de Cimlec, spécialisé dans les solutions pour les marchés de la robotique industrielle, de l’électricité et des automatismes à SPIE, venue gonfler son résultat net de 20 millions d’euros, mais aussi sur la progression de la rentabilité de ses différents pôles. Sa marge d’EBITDA avait atteint 12,5 % au second semestre 2019, à 31,7 millions d’euros, un record. Il lui reste maintenant à parvenir à pérenniser et accélérer cette croissance.

Des marchés à cycles longs qui préservent l’entreprise dans cette période de crise

En ces temps difficiles, le groupe est pour l’instant toujours serein. Même s’il n’est pas encore possible pour lui de prévoir exactement l’effet qu’aura la crise sanitaire actuelle sur le long terme. «Nous avons la chance d’être sur des marchés qui sont plutôt à cycles assez longs, que cela concerne la défense, la robotique, le nucléaire… Nous sommes ainsi plutôt peu exposés. Nous avons un peu moins de 10% de notre activité dans l’aéronautique qui là sera sans doute touchée. Nous serons également impactés au 2e trimestre du fait de la fermeture d’un certain nombre de sites de nos clients ou de fournisseurs. Mais sur le moyen terme, nous pensons que nos marchés seront préservés et qu’ils devraient bien redémarrer», développe Raphaël Gorgé, PDG du groupe éponyme.

Au 1er trimestre 2020, l’industriel basé à Paris a enregistré un chiffre d’affaires de 58,5 millions de dollars, en légère baisse de 0,4% à données comparables (-0,9 % à données publiées). Son carnet de commandes, en revanche, était en hausse à 601,7 millions d’euros contre 224 millions l’année précédente, soit une progression de 168,7%. Pourtant, les défis sont réels pour l’entreprise, notamment en ce qui concerne sa filiale dédiée aux imprimantes 3D.

Groupe Gorgé, un conglomérat?

La particularité de la composition de Groupe Gorgé est de compter une multitude de filiales. La holding Groupe Gorgé supervise la gestion des filiales (ressources humaines, communication, opérations, etc.), assure les relations avec la communauté financière (banques, analystes…), apporte une assistance technique (contrôle de gestion, juridique, etc.),  met en place et suit des procédures communes (reporting, contrôle de gestion, comptabilité, etc.).

Cette organisation permet de mettre en place des dispositifs de financements adhoc pour chaque filiale. Ainsi deux d’entre elles ont été indépendamment introduites en Bourse: ECA Group, la branche dédiée aux systèmes intelligents de sûreté depuis 16 ans, et Prodways Group qui se consacre au secteur de l’impression 3D, depuis 3 ans.

Si certains observateurs économiques considèrent Groupe Gorgé comme un conglomérat, son dirigeant Raphaël Gorgé revendique un groupe avec des activités dont le fil rouge qui les unit toutes est la technologie de pointe.

Principales filiales et organigramme au 23 mars 2020

PS: Pélican Venture est une holding de la famille Gorgé et actionnaire majoritaire du groupe.

Dans la haute technologie, «si vous vous vous trompez sur le timing, vous mourrez »

Pour Raphaël Gorgé, c’est surtout un avantage concurrentiel primordial. «C’est extrêmement important d’avoir cette diversité d’activités. Il s’agit de l’un de nos avantages par rapport à d’autres acteurs de la haute technologie», explique-t-il. «La difficulté quand on est dans le développement d’entreprises technologiques est le timing. Si vous vous vous trompez sur le timing, vous mourrez».

Pour illustrer ses propos, il prend l’exemple du secteur de l’impression 3D. «Le buzz médiatique a déjà eu lieu, en 2013-2014. Si votre entreprise n’a que cette activité, vous n’avez d’autres choix que d’investir la totalité de vos ressources, de votre argent, sur la technologie en question. Nous, avec une stratégie qui est plus diversifiée, nous avons la possibilité d’affecter nos ressources au bon moment. C’est-à-dire quand la technologie est prête à trouver son modèle économique. Nous avons la possibilité d’arbitrer».

Une situation que le PDG de Groupe Gorgé a également connu avec le secteur des drones aériens. «Nous en avons développé et nous en avons toujours au sein de notre filiale ECA. C’est un marché sur lequel il y a eu un buzz formidable. On parlait de tout un tas d’applications professionnelles, etc., sauf qu’elles n’ont jamais vu le jour», se souvient Raphaël Gorgé. «Mais nous, nous avons eu la possibilité d’arbitrer, c’est-à-dire de continuer à faire le développement à notre rythme, avec les moyens suffisants mais pas excessifs. Contrairement à d’autres acteurs qui se sont concentrés dessus et qui n’avaient pas d’autres choix que de réussir même si le marché n’était pas encore là».

D’ailleurs, un important arbitrage, pris a un moment clé, est ce qui a fait de Groupe Gorgé ce qu’il est aujourd’hui.

2004, l’année du tournant technologique

Fondé par Jean-Pierre Gorgé sous le nom de Finuchem en 1990, son fils, Raphaël Gorgé est nommé direct général délégué du groupe en 2004. C’est la même année que l’entreprise prend un tournant décisif. «Nous avons décidé de sortir de nos métiers industriels traditionnels qui concernaient principalement l’automobile pour aller vers des marchés dans lesquels on trouve plus d’innovation, des métiers plus technologiques. On peut citer la robotique sous toutes ses formes, ou plus récemment l’impression 3D», décrit celui qui est devenu, en 2011, PDG de la société, rebaptisée Groupe Gorgé en 2009.

En 2020 Groupe Gorgé compte 2 000 collaborateurs, dont 85% sont basés à Paris mais opère également dans sept autres pays (Belgique, Singapour, Etats-Unis, pays Bas, Allemagne…) et exporte 40% de son activité.

Crédit: Groupe Gorgé

Quand la robotique de défense se réveille

En 2019, ce sont 5,8% du chiffre d’affaires de l’entreprise qui ont été investis dans la R&D, dans un groupe où chaque pôle a ses propres défis.

Avec un chiffre d’affaires de 112,5 millions d’euros réalisé sur l’année 2019, c’est le pôle «systèmes intelligents de sûreté» représenté par la filiale ECA qui pèse le plus dans les activités du groupe, à hauteur de 41%.

Groupe Gorgé a mis la main sur la société ECA dès 1992. Depuis, il a renforcé la filiale en réorganisant ses activités et, surtout, en réalisant des acquisitions. Une méthode qu’il applique dans ses différents pôles. On peut par exemple citer le rachat d’ECA Faros en 2006 dans le domaine de la simulation, d’Infotron (développement et fabrication de systèmes de drones aériens) en 2014, d’Elta acquis auprès de feu Areva en 2016 pour renforcer le pôle aéronautique ou encore de la société d’architecture navale Mauric en 2016. Des domaines qui représentent bien les activités du groupe aujourd’hui sur ce segment.

«Il s’agit principalement de robots mobiles, ce que chez nous nous appelons des drones. Cette division est la seule au monde à faire à la fois des drones qui volent, qui vont sur terre et d’autres en mer, c’est-à-dire des navires sans pilote et des robots sous-marins. Ils servent principalement pour des applications de défense», explique Raphaël Gorgé.

Si le secteur de la défense est encore le plus petit marché dans le segment des robots de services pour le secteur professionnel, il devrait poursuivre sa progression. Ainsi d’un marché mondial à 1 milliard de dollars en 2018, l’International Federation of Robotics prévoit qu’il passe de 1,2 milliard de dollars en 2019 à 1,3 milliards en 2020 jusqu’à 1,7 milliards en 2022.

Source: International Federation of Robotics

«Nous sommes positionnés sur ce segment de la robotique pour la défense depuis très longtemps et nous constatons que nous y sommes, les robots vont de plus en plus être utilisés. Cela revient moins cher et est plus efficace pour accomplir une mission donnée. C’est aussi moins dangereux. C’est une tendance de fonds qui est en train de se cristalliser en ce moment», commente Raphaël Gorgé. «C’est quelque chose de progressif, qui a été assez long, mais maintenant je pense que nous avons franchi le point de bascule».

Vers plus d’autonomies énergétique et décisionnelle pour les robots

Dernier grand succès en date, sa filiale ECA en partenariat avec l’industriel Français Naval Group a remporté en mars 2019 l’appel d’offres pour la fourniture de douze navires chasseurs de mines aux marines belge et néerlandaise pour près de 2 milliards d’euros. Le rôle d’ECA sera de livrer une dizaine de systèmes de drones qui équiperont ces navires, ce qui représente une centaine de drones et 450 millions d’euros. «C’est un bon exemple du fait que l’on change encore d’échelle dans l’utilisation de la robotique». C’est aussi la preuve qu’ECA peut tirer son épingle du jeu dans un marché où les appels d’offres voient s’affronter des protagonistes solides. Sur celui-ci, l’alliance d’ECA et de Naval Group est parvenue à coiffer sur le poteau celle constituée du consortium français STX/Thales, ainsi que le groupe néerlandais de construction navale Damen.

Les gagnants sont ainsi arrivés premiers sur la totalité des critères: techniques, coopération industrielle et prix. Mais la compétition est rude et l’amélioration technologique continue clé, comme l’explique Raphaël Gorgé. «Nous avons augmenté l’autonomie de nos robots à la fois énergétique et décisionnelle en intégrant de plus en plus des applications d’intelligence artificielle notamment, mais aussi des nouveaux capteurs plus performants. C’est autour de ces thèmes que se fait l’innovation».

Juste après les systèmes intelligents de sûreté, c’est le pôle protection des installations à risques qui pèse le plus dans le chiffre d’affaires du groupe avec 91,8 millions d’euros enregistrés en 2019, soit près de 34% de la totalité. Un chiffre en hausse de 1 % à données publiées et de 11% à données comparables.

Cinquième acteur de la protection incendie

«Cela concerne principalement des systèmes de protection passive pour protéger des sites industriels contre l’explosion, l’inondation, l’incendie, les attaques malveillantes… Il s’agit majoritairement de portes, de cloisons, de systèmes de protection anti-intrusion», explique Raphaël Gorgé. «On retrouve aussi de la protection active, notamment contre les incendies, pour protéger les installations de la poudre, de la mousse, du gaz, de l’eau… Ainsi, nous travaillons principalement dans des secteurs un peu exigeants comme le nucléaire, la pétrochimie, le oil & gas».

Un pôle représenté principalement autour de cinq filiales et qui s’est aussi consolidé autour d’acquisitions à l’instar de Baumert (spécialiste des portes coupe-feu et du cloisonnement de sécurité dans la défense ou encore l’industrie) et CLF Satrem (intégrateur et mainteneur de systèmes fixes de protection incendie active) en 2009 ou encore du fonds de commerce nucléaire de Portafeu (fabrication de portes de haute sécurité) en 2016.

Dans ce domaine, «l’innovation est moins visible parce que faire des portes de centrales nucléaires par exemple, cela existe depuis longtemps. Mais même dans ces activités nous avons un budget de R&D, dans ce cas là plus proche des 5% que des 10%», explique le PDG de Groupe Gorgé. Mais il ne s’agit pas de s’endormir sur ses lauriers. Dans le segment de la protection incendie par exemple – qui n’est qu’une partie des activités de ce pôle- sa filiale CLF Satrem n’est que le cinquième acteur après Vinci Energies, Engie Axima, Tyco et Atlantique automatisme incendie. Elle précédente en revanche Airess et Minimax. Il s’agit d’un marché relativement concentré puisque ces sept acteurs représentent 80 % du marché français estimé à 360 millions d’euros, selon le groupe.

L’enjeu au sein de ce pôle est d’être assez réactif pour sortir de nouveaux produits pouvant faire face aux nouvelles normes de sécurité. «Il s’agit d’avoir une protection d’un niveau de plus en plus élevé, c’est par cela qu’est tiré l’innovation», conclut Raphaël Gorgé.

Prothèses auditives, semelles orthopédiques, bijoux… L’impression 3D trouvera-t-elle sa place dans l’industrie?

Avec près de 26% du chiffre d’affaires (71,3 millions d’euros en 2019, en augmentation de 17% par rapport à l’année précédente), la division dédiée à l’impression 3D et représentée par la filiale Prodways Group, est celle qui pèse le plus petit poids du groupe. C’est aussi la division qui représente le mieux la stratégie de Groupe Gorgé dans les niches de haute technologie: repérer un marché qui semble prometteur, procéder à des acquisitions pour étoffer ses solutions technologiques dans le domaine et partir petit à petit à l’assaut du secteur en construisant un modèle économique viable pour être prêt quand le marché décollera.

L’industriel a fait son incursion dans l’impression 3D en 2013 en mettant la main sur la société Phidias, spécialisée dans le domaine et qui sera donc par la suite rebaptisée Prodways Group. Depuis, la filiale multiplie les acquisitions ou les prises de participation pour tisser sa toile: Deltamed pour maitriser et capter l’ensemble de la création de valeur du couple machine-matière et 20% de Dentosmile, fabricant français par impression 3D de systèmes de gouttières transparentes pour l’orthodontie en 2014.

On peut également citer, en 2015, Initial, entreprise spécialisée dans la création de pièces, la startup anglaise Norge Systems, positionnée sur la conception d’imprimantes 3D utilisant le frittage laser de poudres plastiques ou encore PODO 3D (solution de modélisation et d’impression 3D d’orthèses plantaires) en 2016. Le groupe s’est également lancé dans l’aéronautique et le spatial avec une filiale dédiée, Prodways Aerospace, en 2015. Plus récemment, début 2019, c’est la société Surdifuse-L’Embout Français, spécialisée dans la fabrication d’embouts auriculaires sur-mesure pour audioprothèses qui a rejoint la filiale.

Pour quels résultats aujourd’hui? «C’est le début de l’histoire», explique Raphaël Gorgé, qui rappelle que le groupe est positionné sur l’impression 3D comme moyen de production industriel «et non pas, comme cela existe depuis déjà un certain temps, comme moyen de prototypage rapide».

«Cela commence à décoller dans certaines applications. Nos solutions sont utilisées en production par nos clients par exemple dans le médical et notamment dans le dentaire, mais aussi pour les protections et prothèses auditives, les semelles orthopédiques sur-mesure», illustre ce dernier. «Le domaine médical est très important mais nous avons aussi des applications en fonderie de précision et notamment dans la bijouterie-joaillerie. Puis il y a des secteurs plus ‘classiques’ comme l’aéronautique et plus généralement tous les secteurs industriels. Les métiers de production de pièces plastiques sont aussi intéressés».

Il s’agit alors dans la plupart de ces secteurs, de remplacer une tâche qui était faite à la main par l’utilisation de l’impression 3D. La promesse? «un produit plus précis, plus performant et moins coûteux», résume le PDG de Groupe Gorgé.

Selon les chiffres publiés par le cabinet SmarTech Analysis, le marché mondial de la fabrication additive a dépassé la barre symbolique des 10 milliards de dollars en 2019. Ce dernier prévoit également une croissance continue du marché.

 

Crédit: SmarTech Analysis

Comment Prodways tire son épingle du jeu dans l’impression 3D

Dans une note d’analyse dédiée au secteur, Damien Callet, chargé d’études pour Xerfi-Precepta note en effet fin 2019, que la la méthode de production de pièces en 3D est en train d’entrer «dans l’ère de l’industrialisation». Mais une question subsiste: les acteurs français seront-ils en mesure de se saisir de cette opportunité?

«La filière française de l’impression 3D semble mal armée, en particulier face aux géants mondiaux du secteur tels que Stratasys, 3D System ou encore EOS », explique Damien Callet. «En réalité, l’Hexagone accuse un retard considérable. D’abord, les fabricants français d’imprimantes 3D sont encore très peu nombreux. Ensuite, ils sont surtout positionnés sur le segment grand public, peu porteur contrairement à l’impression professionnelle. Enfin, les acteurs tricolores sont pénalisés par la faiblesse de la demande intérieure, liée notamment à la désindustrialisation du pays ».

L’analyste distinguait cependant deux exceptions hexagonales: «Dotés d’une offre intégrée couvrant à la fois la production de machines d’impression, la fabrication de pièces à la demande ou encore l’édition de logiciels d’impression 3D, deux opérateurs sortent néanmoins du lot : Prodways et AddUp». La stratégie de Groupe Gorgé semble porter ses fruits.

Damien Callet note tout de même qu’il existe encore de nombreux freins pour une large diffusion de l’impression 3D dans l’industrie comme «la durée d’impression (plusieurs heures), les problématiques liées au contrôle qualité des produits imprimés ou celles de la propriété intellectuelle ou industrielle».

De son côté Raphaël Gorgé cite lui plutôt des freins liés à l’acceptation de la transformation, en prenant l’exemple du secteur de la joaillerie. «Les bijoux sont fait depuis des milliers d’années à la main donc quand il a été question de remplacer une phase importante de leur fabrication par une imprimante 3D, bien sûr qu’il y a eu les freins que l’on peut imaginer. Mais ils ont été franchis». Ce à quoi il faut s’attendre également dans d’autres domaines mais rien d’alarmant pour le PDG. «Mais ce n’est pas grave. Ce qui est grave, c’est quand on se trompe sur la rapidité, parce que l’on investit trop vite et qu’en fait on a brûlé ses ressources inutilement. Mais lorsque l’on est lucide sur la rapidité, cela se passe bien».

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